PostNL se profile comme acteur du marché Benelux - « La Belgique est notre second marche domestique »

foto rudy van rillaer

Les derniers résultats annuels de PostNL sont décevants. Le groupe postal néerlandais va supprimer 2000 emplois les années à venir en vue d’augmenter ses bénéfices. Mais selon Rudy Van Rillaer, Directeur Général de PostNL Belgique, la filiale belge envisage cependant de construire deux nouveaux centres de tri.

L’an dernier, PostNL a traité 13 pour cent de colis en plus qu’en 2015. Cette croissance a-t-elle été aussi ressentie en Belgique ?

RUDY VAN RILLAER. « 2016 a également été une bonne année pour les colis postaux en Belgique. Le marché belge de l’e-commerce connaît une croissance annuelle de 15 pour cent. Nous pouvons englober une part importante de cette croissance, ce qui a pour conséquence l’élargissement progressif de notre part de marché. Avec PostNL, nous avons introduit quelques nouveautés. Nous avons pleinement confiance en l’avenir. Nous nous attendons à ce que les volumes de l’e-commerce et le nombre de services logistiques poursuivent leur expansion. Je pense aux livraisons en soirée et le week-end mais aussi à l’indication d’une tranche horaire. »

« Il n’y a pas que le marché qui s’accroît, notre part de marché aussi. Les frontières commencent à s’estomper. Le consommateur belge commande tout aussi bien en Belgique qu’aux Pays-Bas, ce qui est aussi le cas pour le consommateur néerlandais. Dans un souci de suivi de notre clientèle, nous tenons à nous profiler comme acteur du marché Benelux. En 2016, nous avons inauguré une nouvelle implantation à Saint-Nicolas. Cette année, nous lançons la construction d’un nouveau centre de tri en Belgique et un second centre est d’ores et déjà en projet. Ceux-ci nous permettront d’augmenter notre capacité de distribution dans deux directions. Même s’ils sont hautement automatisés, ces centres de tri créeront des emplois supplémentaires. Il est toutefois encore trop tôt pour pouvoir fournir un chiffre. »

Les résultats de PostNL indiquent que le département colis est en pleine croissance, mais il semble en même temps que la rentabilité soit mise à rude épreuve. Une guerre des prix est-elle engagée ?

VAN RILLAER. « Il y a une pression sur les prix, mais je parlerais plutôt de concurrence saine. Nous estimons d’ailleurs que, grâce aux volumes croissants de l’e-commerce, il y aura de la place au soleil pour tout le monde. Le marché n’est pas saturé. »

Les plans de fusion avec bpost sont-ils définitivement abandonnés ?

VAN RILLAER. « Je ne peux rien confirmer ni infirmer. Je peux seulement dire que PostNL a clairement fait un choix en faveur de sa propre croissance. C’est aussi notre stratégie en Belgique et elle semble fonctionner. Nous souhaitons accompagner notre clientèle dans sa croissance. C’est pourquoi nous continuons d’investir dans notre offre de services. La livraison le dimanche et la livraison le jour-même sont opérationnelles depuis cette année. Nous avons également choisi de nous profiler dans plusieurs niches, comme celle du Pharma & Care. Quoi qu’il en soit, la Belgique est notre second marché domestique. Nos 650 livreurs livrent entre 50 000 et 60 000 colis chaque jour. Nous sommes le numéro 2 dans le segment business-to-consumer. Notre approche est appréciée. »

Cet article a été publié le 2 mars sur le site www.trends.be. Téléchargez la version originale en PDF ici.